Traditions

&

Passé Economique

Le patois vosgien


Le vosgien est un dialecte du lorrain. Le territoire où il est parlé ne se limite pas au département des Vosges stricto sensu. Il longe le massif gréseux en passant par le pays du Donon et rejoint la Moselle actuelle dans le pays de Saint-Quirin. De même, il faut y inclure le vosgien (ou welche) des vallées alsaciennes dont le pays de Schirmeck-Saales qui a appartenu au département des Vosges entre 1793 et 1871. En comparant cette extension du vosgien avec la carte du massif montagneux très boisé de la Vôge jusqu'aux Vosges du Nord (Hardt), on constate que les deux zones se recoupent, même si le massif vosgien oriental est bordé par des zones alsaciennes ou franciques. Le massif vosgien est biculturel, voire triculturel si l'on rajoute la partie franc-comtoise au sud.

La Fête de Saint-Nicolas

 

La Saint-Nicolas est une fête mettant en scène saint Nicolas, un personnage légendaire inspiré des évêques lyciens Nicolas de Myre et Nicolas de Sion, dont les traditions hagiographiques se confondent depuis le xe siècle.

Lors des célébrations dont le déroulement peut différer selon les régions, saint Nicolas récompense les bons comportements des enfants en les gratifiant de cadeaux ou de friandises, souvent assisté d'un compagnon à l'allure menaçante, qui est chargé de punir ceux qui n'ont pas été sages.

C'est une tradition vivace dans de nombreux pays d'Europe qui se déroule dans les jours précédant le 6 décembre — ou le 19 décembre du calendrier julien pour l'Église orthodoxe —, jour de célébration du saint dans les églises chrétiennes.


Dès le xe siècle, une relique (une phalange du saint) fut transférée depuis Bari vers le Duché de Lorraine, et il fut édifié au Sud de Nancy une grande basilique dédiée au saint, à Saint-Nicolas-de-Port. Vénéré et très souvent invoqué, il deviendra très rapidement le saint patron de la Lorraine. Port étant une cité réputée pour ses foires et marchés, le culte de saint Nicolas se répandit très rapidement au-delà des frontières du Duché de Lorraine et, notamment, outre-Rhin où la tradition demeure également très vive.

La légende de Saint-Nicolas

Vers le xie siècle apparaît une légende qui semble forgée sur la combinaison d'un « malentendu littéraire », transformant « trois innocents » protégés par le saint en « trois enfants », et d'un « malentendu iconographique », dans lequel ces trois innocents incarcérés deviennent trois enfants dans un cuveau. Ces deux malentendus constituent le terreau d'une légende qui se développe particulièrement dans les régions franco-allemandes.

La légende veut ainsi que, l'hiver approchant, trois enfants, partis glaner dans les champs, se perdent sur le chemin du retour ; attirés par la lumière filtrant des fenêtres d'une maison, ils s'approchent et frappent à la porte. L'homme qui leur ouvre, Pierre Lenoir (Peter Schwartz dans la culture germanique), boucher de son état, accepte de leur donner l'hospitalité pour la nuit. En fait, sitôt les enfants entrés, il les tue, puis, à l'aide d’un grand couteau, les coupe en petits morceaux, pour finalement les mettre dans son saloir (un grand baquet empli de sel), afin d'en faire du petit salé. Saint Nicolas, chevauchant son âne, passe par là et frappe à son tour à la porte du boucher. 

L'homme, n'osant pas rejeter un évêque, le convie à dîner. Son invité lui demandant du petit salé, le boucher comprend qu'il est découvert et, pris au piège, avoue tout. Le saint homme étend alors trois doigts au-dessus du tonneau de petit salé, reconstituant et ressuscitant ainsi les trois enfants.

Saint Nicolas enchaîne ensuite le boucher à son âne et le garde auprès de lui pour le punir. Celui-ci devient le père Fouettard, être mauvais, dont le rôle est de réprimander les enfants désobéissants et les cancres, fort de son caractère violent et irascible. Toujours vêtu de noir, caché sous une cagoule et une épaisse barbe noire, il incarne tout l'opposé de saint Nicolas, en somme, qui arbore une belle barbe blanche, des vêtements colorés d'évêque (mauve et blanc, avec une crosse, dorée à l'origine, puis rouge et blanche, ce qui le rapproche du Père Noël actuel (Saint Nikolaus devint Santa Klaus)), et donne toujours l'image d'une personne bienveillante.

Une partie des attributs régionaux de saint Nicolas serait inspirée du dieu scandinave Odin. En effet, ce dernier est toujours accompagné de ses deux corbeaux « qui voient tout », et de son cheval Sleipnir, tout comme saint Nicolas est dans certaines régions accompagné de deux Zwarte Pieten et de son cheval.

Tradition culinaire

Un Repas Marcaire en ferme auberge sur les Crêtes

Que l'on déguste une quiche au munster fermier, ou encore les fameuses Tofailles (Pommes de Terre cuites très lentement avec du beurre) avec de la charcuterie des hauteurs, coiffées de munster chaud ou tout simplement accompagné de crudités et de salades; C'est sans compter sur la Munstiflette ou encore une bonne fondue au Munster !

Les fermes auberges des Hautes Vosges sont ouvertes du printemps à la fin de l'automne, mais sont fermées tout l'hiver.

Les Tofailles

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La Quiche Lorraine

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Le Pâté Lorrain

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Les Vaûtes (Râpées de Pommes de Terre)

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La Chique

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Le Munster

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La tarte aux brimbelles 

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Le Miel des Vosges

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La liqueur de Sapin

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Le folklore vosgien

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L'épinette, un instrument de musique typique

L'épinette des Vosges est un instrument de musique traditionnelle à cordes pincées de la famille des cithares. Deux zones géographiques du Massif vosgien - autour du Val-d'Ajol et de Gérardmer , distantes de 50 km environ - sont considérées comme les berceaux de cet instrument.

Depuis le début du xviiie siècle, documents et témoignages attestent la présence de l’épinette dans les Vosges méridionales autour du Val-d'Ajol, de Plombières-les-Bains et de Fougerolles, d'où son nom. L’origine de l'épinette des Vosges reste encore inconnue. Elle pourrait avoir été introduite par les Suédois durant la guerre de Trente Ans, ou être issue du psaltérion médiéval. Plusieurs exemplaires historiques sont à voir au MIM à Bruxelles.

Un passé économique lié au bois (schlittage, flottage, scieries et papeteries) et à l'industrie textile

>> Au XVIIIe siècle, c'est à cette époque que l'essor économique dans le massif vosgien, et le secteur de Raon l'Etape était à son apogée, pour le commerce autour du bois...

>> Une visite à ne pas manquer : la scierie de la Hallière, après Celles-sur-Plaine, à 15 km de Raon l'Etape. Également accessible à vélo par la Voie Verte.

Schlittage

Dans nos massifs, les bûcherons ayant fait leur office, ce sont les schlitteurs de bois qui prennent le relais et acheminent les grumes jusqu'aux différents ports établis sur les rivières coulant vers le fond des vallées.

Le schlittage du bois était un métier très risqué, les accidents et les décès furent nombreux ; Aidés de schlittes, cet sorte de traîneau spécialement conçu pour glisser sur les traverses qui avaient été construites en guise de route à suivre pour l'acheminement du bois, des hauteurs vers les plaines.

Dans certains secteurs des Vosges, plus particulièrement dans les Hautes Vosges, vous pouvez assister à des démonstrations de schlittage.

Flottage du Bois

En patois vosgien, les flotteurs de bois s'appellent les Oualous !

Nous l'avons déjà évoqué dans l'histoire de la ville de Raon l'Etape et de sa jumelle, désormais réunies, La Neuveville-lès-Raon où le flottage du bois sur la Meurthe, alors utilisée comme une rivière économique, a permis de faire voyager des milliers de tonnes de bois, vers les scieries ou un peu partout en France pour la construction...

Mais ce sont les 4 rivières, des deux vallées descendant du Donon, en passant par le col de Prayé, qui ont servi de moyen de transport privilègié dans le commerce du bois : la Ravines et le Rabodeau pour la vallée du Rabodeau, et La Plaine et la Meurthe pour la vallée de La Plaine. 

Par exemple, lorsque vous empruntez la Voie Verte de la Vallée de la Plaine (piste cyclable, piétonne et équestre) qui parcourt le fil de la rivière La Plaine, soyez attentif et vous pourrez encore apercevoir des vestiges des murs qui servaient aux manœuvres des flotteurs de bois.

Scieries

Pour certaines, en action jusque dans les années 1950 et même au-delà...

La plus célèbre de la Vallée de la Plaine, est la scierie de la Hallière, encore en service lors des visites organisées par les membres de l'association des Amis de la Hallière. Ce monument classé patrimoine historique, a déjà subit par deux fois des dégâts liés à des incendies. Un trésor de notre passé et de notre patrimoine environnemental à découvrir, car malgré les flammes, la scierie renaît toujours, non pas de ses cendres mais de ses sciures !

Dans la vallée de la Plaine, la scierie Lajus, également classée Monument Historique mais vous ne pouvez pas la visiter, c'est désormais une résidence privée, qu'il faudra admirer de l'extérieur. Mais la roue à eau, sur La Plaine est bien visible depuis la Voie Verte de la Vallée de la Plaine.

Dans la vallée du Rabodeau, il existe également plusieurs anciennes scieries, pour certaines rénovées et désormais habitées. 

Papeteries

Introduites à l'aube des Temps Modernes dans les vallées vosgiennes, la fabrication du papier présente l'originalité d'être une industrie anciennement implantée qui fait peu parler d'elle.

Elle connaît cependant une relative prospérité, jusque dans les années 1990, après bon nombre de papeteries vosgiennes ont fermées et d'autres se sont maintenues, comme les Châtelles à Etival-Clairefontaine, où la production était croissante.

Industrie lourde, éloignée de ses sources d'approvisionnements et des marchés actuels, exigeante en investissements, trop diversifiée dans ses fabrications, elle pose le problème de son maintien et de son avenir dans un cadre géographique qui ne paraît plus très favorable.

Mais qui pourrait le redevenir partiellement si une orientation vers l'exportation dans les pays voisins s'affirmait.


Usines textiles

A Gérardmer et dans les Hautes Vosges, l'usine textile Lin Vosges est toujours en activité, vous pouvez en visite l'usine et acheter les fabrications dans plusieurs magasins d'usine sur la commune Gérômoise.

Dans la Vallée de La Plaine et plus particulièrement à La Neuveville-lès-Raon (fusionnée à Raon l'Etape aujourd'hui), c'est l'usine textile Amos qui a eu un fort impact économique jusqu'au milieu du XXème.

Pareillement avec l'usine Auto-coussin à Moyenmoutier (Vallée du Rabodeau) ou à Celles-sur-Plaine, qui aujourd'hui ne sont plus en activités mais ont largement participés au passé économique de la région.




Sans oublier le passé minier et l'exploitation de la roche

Mines dans le massif des Vosges


Les mines dans le massif des Vosges exploitent en différents sites des montagnes et de leur voisinage, des minerais de différentes natures (charbon, évaporite et métaux) de la préhistoire jusqu’au début du xxie siècle. 

Carrières dans le massif des Vosges


Qu'ils s'agissent de l'exploitation du granit dans les Hautes Vosges, du grès rose des Vosges dans les Vosges gréseuses ou même l'exploitation du Trapp, comme à la carrière, encore en activité, à Raon l'Etape.